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Deux dindes / Lifestyle

La décision qui a changé ma vie : me faire opérer de la poitrine !

Bonjour à tous ! C’est Léa, je vous retrouve aujourd’hui pour un article très spécial sur Un Monde, Deux Dindes. Il y a maintenant plus de 6 mois, j’ai décidé d’avoir recours à la chirurgie esthétique : la pose d’implants mammaires ! J’ai eu énormément de questions sur les réseaux sociaux donc j’ai décidé de les publier telles quelles. J’espère que ça répondra à toutes vos interrogations, sinon n’hésitez pas ! ☺️ Il est vrai, qu’avant de me faire opérer, je me posais des tas de questions et il est difficile de trouver des réponses, des vécues et de s’imaginer ce que l’on va vivre car c’était totalement l’inconnu !

Avant de commencer, je tiens à préciser que cet article n’a pas pour but de complexer ou d’encourager toutes les femmes à avoir recours à la chirurgie. C’est seulement mon expérience personnelle.

Je vous laisse avec mon histoire. 😉

Pourquoi ?

J’ai toujours été « plate », j’avais un bonnet A, sauf durant une période où j’avais pris du poids, je faisais un B. Après avoir perdu du poids, je suis revenue à ma poitrine de base. Je ne me sentais pas féminine, je ne remplissais aucun de mes soutiens-gorge. Et puis, plus le temps passait, plus ce complexe prenait de la place dans ma vie. Mon déclic ? Un essayage dans un magasin de lingerie, et Steven qui me retrouve de l’autre côté du rideau en pleurs car je ne supportais plus cette image. Je me suis dis qu’à 23 ans (décembre 2019), je ne voulais pas subir ça toute ma vie.

Tu es passée de quel bonnet à quel bonnet ?

Je suis passée d’un bonnet A à un bonnet C.

Est ce que ça fait mal ?

La question fatidique ! Et je répond toujours « Bien moins que ce que je pensais ». Honnêtement oui mais c’est LARGEMENT supportable. Et disons que je m’attendais à bien pire. Je ne vais pas mentir, ça fait mal, les muscles sont touchés donc c’est le plus douloureux mais c’est largement supportable. J’ai eu des médicaments, du repos, de la glace et tout s’est parfaitement passé. J’ai eu vraiment mal 4/5 jours et encore …

Où est ce que tu t’es fais opéré ? Et par quel chirurgien ?

Je me suis fais opérer à l’HPPS la clinique d’Annemasse, là où je travaille. Et c’est le Dr Lionel Sallaz qui m’a opéré. J’ai mis du temps à trouver le chirurgien, c’est très important. Je savais qu’il avait très bonne réputation à la clinique alors j’ai décidé de prendre rendez vous pour une première approche. J’ai tout de suite apprécié le contact, je me sentais à l’aise, pas de regard gênant, un médecin très professionnel, pointilleux et très à l’écoute. Je le recommande à 100%. Il m’a beaucoup conseillé, m’a toujours dis ce qui serait le plus joli par rapport à ma silhouette, en terme de taille, de forme. Dr Sallaz et son équipe, se sont toujours montrés très disponibles pour moi et je trouve que ça a été important.

Comment ça se passe ?

J’ai eu deux rendez-vous avec le chirurgien. Avec lui, j’ai parlé de mes souhaits, j’ai pu montré des photos de ce que je voulais mais aussi ce que je ne voulais pas. Il m’a fait essayer la brassière avec les prothèses. Il existe différentes formes de prothèses, différents volumes. Aujourd’hui, les prothèses sont toutes rondes mais n’ont pas la même forme. Les prothèses sont en silicone et varient en volume, en largeur, en hauteur, etc.
Mon premier rendez-vous était 4 jours avant le confinement donc j’ai eu la chance que Steven m’accompagne. C’était un énorme projet pour moi alors j’étais rassurée qu’il soit là pour m’épauler. J’ai donc parlé de ce que j’aimerais, des raisons de ce choix. Comme dit juste avant, j’ai fais un premier choix de prothèses. Il m’a expliqué tout le déroulement, la cicatrice, les prothèses, TOUT. Et puis j’ai eu mon devis.
Au deuxième rendez-vous, j’ai validé le devis, la date, j’ai réessayé les premières prothèses choisies. Et puis finalement j’ai changé pour ne garder que les définitives. Il m’a donné toutes les consignes, et on s’est dit à bientôt au bloc 😛.
Mon opération a été repoussée 3 fois avec le COVID. Moralement ça n’a pas été simple, j’avais encore plus de mal à réaliser et à la fois j’avais tellement hâte. Mais pendant toute cette durée, Dr Sallaz m’a accompagné et a pris du temps pour moi.

Combien est-ce que ça coûte ?

J’ai eu beaucoup de questions concernant le prix que ça coûtait. Je pense que le coût varie selon les chirurgiens, les techniques et même le lieu de l’opération. En terme de prix, je dirai environ 5000€ Cela comprend : les honoraires du chirurgien, les honoraires de l’anesthésiste, les frais d’hospitalisation, les prothèses et la brassière médicale. A cela, j’ai rajouté le prix des plusieurs consultations avec le chirurgien, celle avec l’anesthésiste, les examens demandés (gratuit pour moi à la clinique), les médicaments et le prix de toute la lingerie car j’ai craqué après ça. 😂

Quelle méthode as-tu choisis ?

J’ai choisi de mettre la prothèse derrière le muscle car je voulais quelque chose de très naturel. C’est aussi, selon certains dires, ce qui fait le plus mal. Et pour ce qui est de la cicatrice, j’en ai une toute petite sous le téton.

• Est-ce que tu peux allaiter ?

Si je souhaite allaiter, bien sûr je peux. Il y a aucune contre-indication ni pour mon enfant ni pour moi.

• Est-ce que tu dois te refaire opérer dans 10 ans ?

Non ! Je dois, en effet, contrôler mes prothèses mais si elles ne sont pas lésées ni déplacées, aucun raison de les changer.

Mon ressentis ? Mes émotions ? Jour après jour.

En pré-op : Un stress immense mais l’envie et l’impatience toujours plus grandes. Debout très tôt, 6h45 à la clinique et à 07h50, j’étais déjà très loin dans mes rêves …

Jour J post-op : Très endormie, quelques douleurs, mais les larmes lorsque je suis remontée dans ma chambre. J’avais un énorme pansement mais … j’avais des seins. C’est une sensation incroyable, vraiment.

La photo, c’était le soir même lorsque Steven est venu me chercher à la clinique.

J1 : Je ne suis restée qu’une journée à la clinique, et je suis rentrée le soir même. Première nuit difficile, je ne pouvais dormir que sur le dos à cause de la douleur, et je déteste ça.

J2 : Déballage des pansements, nous l’avons fait à deux. C’était étrange pour moi, j’avais du mal à réaliser. Mais c’était le début d’une nouvelle vie.

J4 : J’ai commencé à avoir des sensations étranges, de corps étrangers. C’est mon ressentis à moi, je l’avais eu déjà pour mon piercing au nombril, lol. J’avais aussi l’impression que mes seins allaient exploser, la peau était tellement tendue. Niveau douleur, déjà bien moins présente, j’ai donc arrêté les antalgiques les plus forts pour ne garder que le Doliprane.

J’ai revu le chirurgien et l’infirmière de bloc à mes J10 pour enlever les straps que j’avais du garder sous la poitrine et aussi pour enlever les points. Je n’ai absolument rien senti. Tous les deux, m’ont donné les consignes pour la suite et puis on s’est dit à dans 6 mois !

• Le plus dur dans tout ça ?

– La brassière, le premier mois, 24/24h. Il commençait à faire très chaud, et moi qui déteste dormir avec quelque chose c’était une contrainte mais ça se fait !
– Le manque de sport … J’aurais jamais cru dire ça. Mais pas de sport de type course à pieds, sauts, etc pendant 3 mois !
– La sensibilité : la peau est extrêmement tendue, les terminaisons nerveuses ont été détruites ou en tout cas sont toutes chamboulées donc je n’arrivais pas à supporter le contact sur mes seins. Mais aujourd’hui cela plus d’un mois et je n’ai plus du tout cette sensation !
Dormir sur le dos ! Une bonne semaine pour moi, et je déteste ça !
– Ne rien faire les premiers jours et voir Steven qui devait absolument tout faire, même me laver les cheveux.

Ce qui a changé aujourd’hui ?

Je me sens femme. J’apprend tous les jours à vivre avec ma nouvelle silhouette. Psychologiquement, il faut se faire à cette nouvelle image. Malgré que c’était ce que je voulais plus que tout, il faut se faire à ce nouveau reflet, c’est un énorme changement. Aujourd’hui tout va bien, la forme change peu à peu et deviens de plus en plus naturelle. J’ai pu passer de la brassière aux-vêtements classiques (mais sans armatures les premiers temps) et ça fait du bien, ça change déjà tellement. Je commence à me racheter des vêtements, des maillots de bain, et ça change la vie.

Qu’en pensent mes proches ?

Steven m’a toujours soutenu dans ce projet. Il m’a connu « sans poitrine » et ça lui allait également. Mais ce complexe se mettait entre nous. Les complexes ont forcément un impact, malgré vous, sur votre couple. Je n’osais plus me mettre nue devant lui, je ne m’acceptais plus du tout Et souvent, lorsque nous avons un complexe, nous attendons de l’autre qu’il nous aide à le vaincre. Alors, que personnellement, je pense que c’est seule que nous devons vaincre ce complexe. Donc j’en ai parlé à Steven, il savait que je n’allais pas faire quelque chose de disproportionné par rapport à moi et m’a toujours soutenu. Avant, pendant les rendez-vous, le jour même, et encore plus après.
Disons que les seuls avis qui m’importaient, c’était Steven, mon frère et ma famille. Pour mon frère, pas très expressif mais ne m’a jamais dis quelque chose de négatif à propos de ça. Il était juste curieux de comment cela se passe, etc.
En ce qui concerne mes parents, ils ont toujours été avec moi et ont compris que c’était un grand complexe. Ils m’ont même encouragé et aidé. Ils me connaissent, ils savaient que je voulais quelque chose de naturel et ils avaient confiance en moi.

Le regard des autres

Même dans la société actuelle qui a réellement évoluée, ça reste de la chirurgie esthétique. Beaucoup de personnes m’ont dit après l’opération « Ah mais c’est juste ça ? Ca va ! » J’ai vraiment le sentiment que beaucoup m’imaginaient avec une poitrine à la Pamela et me voyaient dans les prochains Anges de la Réalité ! Ca m’a fait beaucoup rire et sans méchanceté. C’est une généralité, mais aujourd’hui la chirurgie esthétique est vue dans les extrêmes. Mais quoi qu’il en soit, peut m’importait du regard des autres, le plus important c’est mon regard à moi. Certains m’ont dis que les petits seins c’était joli, qu’en avoir était parfois handicapant. Chacun le ressent différemment, le plus important, encore une fois, c’est vous. Il y aura toujours des personnes pour critiquer ou juger. Lorsque j’était adolescente, déjà complexée par ma poitrine d’enfant, mon père m’a dit :  » Tu sais Léa, chaque sein trouve sa main. »

Faut-il préparer sa peau avant ?

Oui, comme pour la grossesse, c’est le même principe en pire. Car la peau va s’étirer du jour au lendemain pour une augmentation mammaire. J’ai hydraté ma peau quotidiennement avec une huile de grossesse et je n’ai pas eu un seul soucis.

8 mois plus tard

Je suis la plus heureuse et je me sens très bien dans ma peau. Ma peau est détendue, mes seins ont des fortes naturelles et mes cicatrices ne se voient presque plus. J’ai mis du temps à ne plus avoir de douleur musculaire et à pouvoir porter mon poids de corps mais aujourd’hui, de ce coté tout va bien. Ce qu’il me reste, c’est des petites douleurs occasionnelles sur les terminaisons nerveuses mais tout va bien !

À savoir

C’est une opération de chirurgie esthétique donc ce n’est pas remboursé par la sécurité sociale (sauf cas particulier et pathologie). J’ai donc payé l’intégralité de ma poche et pour l’arrêt maladie, cela n’en est pas un, j’ai du prendre deux semaines de vacances. Après rien ne m’obligeait à prendre autant mais étant infirmière aux urgences, j’ai préféré prendre le temps.

Avant

Après

C’est finit pour mon récit, même si ce n’est que le début d’une nouvelle vie pour moi. J’espère que mon histoire vous apportera quelque chose, vous confortera dans votre choix ou pas, lol. N’hésitez pas à me poser des questions, j’y répond avec plaisir. A bientôt sur Un Monde, Deux Dindes !


♡ Léa & Steven ✈
Instagram @unmondedeuxdindes

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